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Concerto pour violoncelle et orchestre de 34 musiciens
( 2.2.2.2 / 2.2.2.0 / 3 perc. hpe. piano / cel / 3.3.3.3.3.)
Premier mouvement
RĂŞve
Mantra
Méditation
Danse sacrée
Deuxième mouvement
Jardin secret I
Dévoilement I
Jardin secret II
Dévoilement II
Jardin secret III
Dévoilement III
Coda : Dispersion du Mandala
Héruka-Vajrasattva est une déité majeure dans le bouddhisme tibétain. L’iconographie traditionnelle représente ce bouddha en posture d’union
avec sa parèdre ; cette image figure le chercheur de vérité, amant de la sagesse. Le violoncelle solo et l’orchestre incarnent allégoriquement cette relation en termes d’échange d’énergies.
Dans le premier mouvement, phase préparatoire, le rapport soliste/orchestre s’articule au niveau humain, charnel, émotionnel pour s’achever
dans la transe.
Le deuxième mouvement nous plonge dans un monde harmonique opposé au premier mouvement, l’harmonie modale fait place aux spectres.
Les matériaux de base de toutes les sections sont issus d’analyses spectrales de bols tibétains, de voix de lamas. Le soliste est progressivement
englouti par l’espace timbre de l’orchestre, jusqu’à l’absorption complète de sa personnalité (spectre d’harmoniques naturels-corde de do).
Les deux dernières minutes de cette pièce ont pour point de départ l’image des sables colorés d’un mandala qui sont balayés par le
vent ; les différentes figures et les décompositions orchestrales parcourent l’espace de l’orchestre.
La personnalité du soliste, absorbée dans la section Dévoilement III, est recomposée dans cette coda qui renoue avec l’harmonie et la
thématique du premier mouvement : le violoncelle solo se retrouve symboliquement dans le monde, sans être « du » monde, car éveillé, baignant dans la sagesse, il est doté d’un ego transparent
qui n’exerce plus de tyrannie sur son âme libérée.
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